Le flanc de touche #1

6ème arbitre présent sur le bord des terrains de Ligue 1, les instances arbitrales font rarement appel à lui, et ce n’est pas prêt de s’arranger avec l’arrivée de la VAR. Marc occupe donc son temps à analyser et décortiquer les faits et gestes des protagonistes de Ligue 1, pour le meilleur et pour le pire afin de nous livrer en exclusivité, et anonymement, son verdict salé mais pertinent sur chaque journée de notre beau championnat de France. Voici son top flop pour ce week-end.

Les flops de la 10ème journée :

Ganso (SC Amiens) : Malheureusement averti trop tard de la non qualification d’Amiens en Champions League, il regrettera de s’être économisé pendant 60 minutes pour préparer son prochain match Européen comme ses amis Parisiens. « Une incompréhension bête » d’après le joueur, surpris et frustré après le match. Il a tout de même bien profité de sa formule “promenade digestive à paris” et a pu flâner sur les pelouses parisiennes sous le soleil.  Ses 3 passes en retrait réussies nous rappellent ses belles années de comparaison avec Neymar.

La charnière centrale Dijonnaise : A défaut de défendre, les 2 copains Lolo et Wesley ont réussi leur évènement « piquenique à Gaston Gérard » à merveille. Passivité en entrée, absence de technique en plat de résistance, et mauvais placement en dessert. “Un peu frisquet mais nous avons trottiné pour nous réchauffer” nous murmura un joueur, content d’avoir réussi son dessert. Ce sentiment agréable de voir une équipe de poussin au marquage nous rappelle les bons souvenirs de notre enfance.

Gouano (SC Amiens) : Elu comique de la soirée grâce à son sketch désormais légendaire du “je sais comment arrêter Mbappe” annoncé en avant match, il a clairement détendu l’atmosphère dans les tribunes où l’on pouvait distinguer plusieurs sourires amusés sur les lèvres des spectateurs obnubilés par l’artiste à la rue sur presque tous les buts Parisien. Une vedette toujours autant sous-côté dans le monde du rire et « un talent à part » d’après un fan du club Picard. Bientôt Bercy ? « Etape par étape » nous indiquera le joueur qui prépare déjà son prochain sketch “je mange à la table de Neymar”.

Grandsir (AS Monaco) : Enervé, à juste titre, d’avoir été réveillé pendant sa sieste, le joueur a fait comprendre à son coach son mécontentement en se faisant expulser dans la foulée de son entrée en jeu. “Il doit comprendre que je ne suis pas là pour jouer au foot un samedi soir” déclarera le joueur qui laissera ses camarades tenter de sauver la 1ère d’Henry sans lui.  Jalousé par Touré qui a dégainé son classique marquage fantôme pour lui aussi attirer l’attention du champion du monde 98.

Gourcuff (Dijon FCO) : Déterminé à ne pas laisser la Sécurité Sociale de la Côte d’Or renflouer ses caisses, il ne lui a fallu que 30 petites minutes pour trouver un moyen de se blesser. Très fort, il n’a même plus besoin de courir pour y parvenir, technique apprise suite à sa blessure en promenant son chien d’il y a quelques années. Avec sérieux et rigueur, il continue son benchmark des mutuelles de France.

Balotelli (OGCN) : Un très beau geste envers ses presque coéquipiers de l’OM puisque le joueur a usé de tous les stratagèmes pour montrer à Coach Garcia qu’il pouvait lui faire confiance pour permettre à l’OM de l’emporter, même sous le maillot de Nice. Pas trop de passes réussies, pas trop de courses, pas trop de repli défensif, une bonne humeur à couper le souffle, voilà la recette de vacances réussies sur la côté d’Azur !  L’office du tourisme Niçois pourra bel et bien compter sur lui et son compte Instagram pour faire la publicité de la belle ville de Nice. «mon contrat ne stipule pas que je dois jouer au foot » avouera le joueur.

Tops de la 10 ème journée :

Di Maria (PSG) : Du Léonard de Vinci dans les gènes tant le joueur fut créatif et inspiré. Il a fait de Strasbourg sa toile de peinture et a enchaîné les coups de pinceaux magiques, notamment sur corner. Technique que le joueur avait mis de côte jusqu’à son corner rentrant contre Nîmes. Si l’inspiration pouvait être là même contre Naples, ses toiles se vendraient à prix d’or…

Pépé (LOSC) : Dans les radars des écologistes après avoir posé un nombre « inconscient pour la planète» de climatisations malgré une température relativement fraiche (15 degré dans la surface), Pépé avait clairement à cœur de montrer son savoir-faire d’électricien. Attention à la facture salée en fin de saison car le LOSC ne va pas tarder à être en rupture de stock. Chaque jour qui passe ses dribbles et accélérations l’éloignent petit à petit d’un avenir en Ligue 1, profitons.

Sala (FC Nantes) : Peu habitué à pouvoir compter sur ses coéquipiers pour l’aider à marquer, le joueur a su profiter d’un environnement favorable pour sortir un triplé historique. Il est la preuve que tout le monde peut réussir en Ligue 1, mêmes nos amis nuls du Five. On peut cependant lui conseiller de ne pas s’habituer trop vite à ce genre de match tant il fut bien aidé par des toulousains qui ont préféré ne pas envoyer leur équipe de foot à la Beaujoire par peur d’attraper des acouphènes dans un stade plein. « Vous avez vu le prix des traitements ? » argumentera un dirigeant.

Le Flanc de touche #1 : la chronique de Marc
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